Le vin est une des plus anciennes boissons que l’Homme ait pu fabriquer. En effet, on trouve des écrits traitant du vin dans un texte babylonien de 2000 ans avant J.-C.! Mais en cherchant plus, on trouve des traces de vinification volontaire 5000 ans avant J.-C. sur le site de Shoulaveris Gora en Georgie. La viticulture s’est ensuite répandue dans tout l’Empire romain.

Les Romains utilisaient essentiellement le vin pour désinfecter l’eau qui était de mauvaise qualité. Ils employaient aussi du vin pour conserver des aliments car le vin avait un tout autre goût que de nos jours. En effet, les Romains ne connaissaient pas le tonneau en bois qui fut inventé par les Gaulois. Ils conservaient le vin dans des amphores en terre cuite en ajoutant du vinaigre et parfois même de l’eau de mer ! Quelle grimace devaient-ils faire! Pour rendre ce breuvage plus agréable, ils l’aromatisaient avec des herbes, des racines comme le gingembre, des fleurs et avec du miel ajouté avant de le consommer.

C’est au Moyen Âge que le vin prit toute sa dimension. A cette époque, le sommelier se nommait poétiquement «Le maître échansonnier ». Les moines Cisterciens s’intéressèrent aussi à des techniques de viticulture élaborées pour l’époque et choisissaient les emplacements méticuleusement, tel le Lavaux, inscrit à l’Unesco.

C’est à cette époque que l’on commence à stocker le vin dans des caves dignes de ce nom mais aussi dans des bouteilles en verre soufflé! Le commerce du vin se développera considérablement à cette époque avec l’amélioration des routes terrestres et c’est ainsi que les marchands de vin acquerront toute leur réputation de connaisseurs émérites et donneront leur nom à la sauce Marchand de vin!

Philippe Ligron, professeur de cuisine